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Jazz et vin de palme

Par Emmanuel Dongala;

Jazz et vin de palme Format : 12x19
Pages : 204
ISBN : 978-9954-415-90-4
Parution : 2009
Prix :40Dhs

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Description:
"Un homme - pourtant féroce adversaire de l'animisme - confie à un ancien camarade du parti : « J'ai été ensorcelé par mon oncle paternel. » Un autre, Likibi, est jugé pour avoir empêché la pluie de tomber sur son village : accusé d'être féticheur, il est exécuté. Un gardien d'usine fait l'éloge de la Révolution rouge sans en comprendre un traître mot : son zèle lui sera fatal... Avec une ironie mordante et un ton décalé, ce recueil de huit nouvelles évoque la déroute des jeunes États africains et les désillusions qui ont suivi les indépendances. Autant de portraits d'hommes et de femmes qu'Emmanuel Dongala parvient à saisir avec justesse et humanité. Le style est faussement naïf, les situations parfois loufoques... et si l'auteur s'autorise des échappées poétiques - liées à sa passion du jazz - le constat reste souvent pessimiste derrière l'humour doux-amer de l'écriture.."

Extrait:
"Non, cette fois-ci il n'échappera pas ! Après quarante-huit heures, on avait enfin pu retrouver sa trace, reconstituer son itinéraire et repérer le village où il se cachait. Et pourtant, que de fausses pistes ! On l'avait signalé partout à la fois comme s'il avait possédé le don d'ubiquité : des militants zélés l'auraient traqué dans le centre du pays sans cependant le capturer ; une patrouille parachutée dans les marécages du nord prétendait l'avoir blessé grièvement en présentant pour seule preuve des traces de sang qui disparaissaient dans un ravin ; des gardes frontières juraient l'avoir abattu dans une pirogue malheureusement engloutie par les flots, alors qu'il tentait de fuir par le fleuve : hélas, toutes ces affirmations ne résistèrent point à une enquête approfondie. On resserra le quadrillage policier pourtant déjà sévère, on créa de nouveaux corps de gendarmes et on donna carte blanche à l'armée. Les soldats envahirent les quartiers populaires de la capitale, défoncèrent les portes des maisons, plantèrent des baïonnettes dans les matelas bourrés de gazon ou de coton, éventrèrent les sacs de "foufou" rouèrent à coups de crosse ceux qui ne répondaient pas assez vite aux questions, abattirent tout simplement ceux qui osaient protester contre la violation de leur domicile. Mais toutes ces dragonnades ne donnèrent aucun résultat, et le pays était au bord de la panique. Où se cachait-il donc ?