Bienvenue sur notre site.

Notre principal objectif, à moyen et long terme, est simple et précis : fabriquer et vendre au moindre prix, des livres de bonne qualité. Vous trouverez ici la liste de tous les ouvrages que nous éditons, en espèrant que certains d'entre eux répondent à vos goûts et critéres.

» à propos

La maison de Cicine

Par Mohamed Nedali;

La maison de Cicine Format : 13x21
Pages : 272
ISBN : 978-9954-1-6721-2
Parution : 2010
Prix :90Dhs

En stock

Commander

Description:
..."Le nouveau roman de Nedali, "La maison de Cicine", campe un univers passionnant et attrayant. Il s'ouvre non pas sur "La maison de Cicine" mais sur Dar Louriki dans la Médina de Marrakech où l'auteur installe ses personnages en rappelant à chaque fois les péripéties qui les ont obligés à crécher dans cette demeure. Ainsi défilent les histoires de L'fkih et sa femme Rabha, Tamri, Touria Touila et son mari Hamid L'gueffa, Leïla L'bidaouia, Hassan L'biaça et d'autres qui occupent cette maison de deux étages. Après cette mise en place, Nedali remonte vers la vallée de l'Ourika pour rappeler ce mercredi dix-sept août, de l'an de grâce mille neuf cent quatre vingt quinze. Ce fut le jour des inondations meurtrières qui contraignirent le petit Cicine (entendre le diminutif de H'cine) et son grand frère Idar à quitter leur douar après avoir tout perdu aussi bien parents que maison. Idar est la figure de l'artiste dans le récit, c'est un sculpteur sur bois qui travaille de manière spontanée en contact avec la nature d'où il glane ses matériaux comme l'auteur prend ses ingrédients de la réalité ; les deux aboutissent à des résultats d'une beauté remarquable..."

Extrait:
-Nous n'aurons plus de maison, dadda ? demanda l'enfant. -Si, nous aurons une maison ! répondit Idar. Bien sûr que nous aurons une maison. Tous les êtres vivants dans ce bas monde ont une maison. Même les oiseaux, même les insectes en ont une. Seulement quand ils la perdent, ils s'en vont ailleurs de par la terre à la recherche d'une autre. Et, vois-tu, ils finissent toujours par en trouver, Allah aidant... ...Tout Tiouli était descendu aux abords de la berge : hommes, femmes et enfants. Terrifiés, ils considéraient l'ampleur des dégâts dans un silence frissonnant. L'oued avait regagné son lit comme un prédateur repu regagne sa tanière, mais la berge n'était plus qu'une étendue dévastée, bourbeuse, défigurée, sans vie. Des objets et des êtres, que seule une toile surréaliste pourrait réunir, jonchaient les rives dans de singulières postures : des arbres effeuillés, rongés, les branches cassées, couvertes de boue ; d'autres les racines à l'air comme une folle perruque, les branches dans la boue ; de gigantesques rochers, la veille encore juchés sur les montagnes environnantes, gisaient à présent sur la berge, figés dans de curieuses positions ; des cadavres de bêtes ballonnés, le cou renversé, les pattes à l'air ; des véhicules compressés, écrasés comme par des engins à chenilles ; des meubles complètement disloqués, des matelas éventrés... Une scène d'apocalypse, grandiose et terrifiante.