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Lettres à moi-même

Par Edmond Amran El Maleh;

Lettres à moi-même Format : 13x21
Pages : 80
ISBN : 978-9954-1-6719-9
Parution : 2010
Prix :40Dhs

Épuisé

Description:
"Rires sous cape, jubilations de la chose littéraire à la fois sacrée et pas du tout sérieuse, authentique et énigmatique... telle paraît l'entreprise d'Edmond Amran El Maleh dans ces Lettres à moi-même où l'auteur dialogue avec son double pour découvrir les diverses facettes de l'un et de l'autre. Un jeu de voilement-dévoilement qui conduit à l'esquisse du portrait d'un personnage qui ne serait finalement ni l'un ni l'autre ou bien qui serait peut-être l'un et l'autre. Une remontée poétique dans le passé et une interrogation du présent. On croise à travers les pages de ce livre de célébrissimes intellectuels, de chevronnés politiciens mais on remarque surtout la présence de l'homme humble (Edmond dirait shaâb) et de personnes considérées par la société comme des « infâmes » cependant tellement appréciées par l'auteur. Des époques de l'Histoire du Maroc défilent, des instants de la vie parisienne sont saisis, notamment le fameux « mai 68 », et des réflexions aussi bien littéraires que philosophiques constituent l'ossature de cette déambulation poétique. Edmond Amran El Maleh souhaite pour ce livre que « le lecteur partage le plaisir qu'[il a] pris à l'écrire » car « ce qui prime avant tout c'est la valeur, la qualité littéraire du texte ». Entre récit et poème en prose, ce livre épistolaire nous esquisse un nouveau genre. Abdellah Baida"

Extrait:
Le provincialisme de la maison -sans allusion aux "Provinciales"- le passéisme affiché s'y paraient admirablement. La maison a pratiqué, bien avant que Christo ne s'avise d'habiller de draperies le Pont-Neuf, l'art de draper une structure pour la cacher et la modifier au regard de l'apparence. Une Maison affichant avec ostentation une vocation libérale, dispensant un enseignement de qualité d'une fameuse loi de 1902 régissant les associations sans but lucratif. Une tour de Babel, une mosaïque de nationalités, de peuples et d'ethnies. Derrière les lourdes portes de fer de cette austère bâtisse, propriété de la ville de Paris en ses murs, venaient s'y poser en oiseaux migrateurs, tous ces orphelins du défunt et glorieux empire colonial de la France, Indochine, Maroc, Algérie, Tunisie, Djibouti, Liban, Syrie, comptoirs des Indes, l'Afrique Noire dans toute l'immense diversité de ses pays, plus, pour faire bonne mesure, des cohortes de métropolitains de tout poil, la faune et la flore que cultivent les boîtes privées. Quoi de plus rassurant que ce métèques-pot sans fusion ni confusion pour quelqu'un qui arrivait en quasi réfugié politique, traînant derrière soi un dossier source de difficultés nouvelles avec la Préfecture.