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Dominance et Différence
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Bio :
Né en 1946 à Lakhssass, dans la région de Tiznit, au sud du Maroc, Ahmed Boukous s’est aventuré, depuis le début de sa carrière professionnelle, dans les gouffres de la langue pour la sonder. C’est ainsi qu’il devient en 1974 le premier Marocain à avoir soutenu un doctorat de troisième cycle en linguistique sur la langue amazighe.
Premier Marocain, il le fut également en soutenant un doctorat d’Etat sur le même sujet en 1987. Pour les membres de l’IRCAM, la nomination fut attendue, voire guettée. Avant sa retraite, Mohamed Chafik avait désigné Boukous pour prendre la relève. Il fut mandaté pour remplacer le recteur dans tout ce qui revêt un caractère financier ou pour résoudre un différend, sorte d’initiation avant la consécration. Son parcours retrace l’activisme d’un amazighe modéré.
En 1967, il fut membre fondateur de l’Association marocaine d’échange culturel, première association culturelle amazighe. Membre fondateur également de l’association Université d’Agadir, Boukous, «s’est toujours montré en homme de dialogue», témoigne un militant amazigh. Ce fut le cas lors du houleux débat qui a eu lieu au sein de l’Ircam à propos de la graphie berbère. En ardent défenseur du tifinagh, Ahmed Boukous avait voté pour l’adoption de cette graphie le 31 janvier avec les membres du conseil d’administration de l’IRCAM |